HOMOSEXUALITE EN AFRIQUE
Avec l'évolution des m½urs, l'homosexualité se banalise peu a peu dans une partie du monde, sans pour autant devenir complètement anodine. Cela fait partie de nombreux débats, que ce soit pour le mariage, l'adoption, ou encore, comme nous allons en débattre dans cette plaidoirie, du suicide. Car, même si dans certains pays, comme nous l'avons dit, l'homosexualité se « banalise », elle est dans d'autres pays, et surtout, en Afrique, punie. Nous prendrons l'exemple de ce continent où la répression est importante pour connaître les causes principales des suicides des homosexuels.
Prenons, pour commencer, l'exemple du Cameroun. Si les homosexuels sont, à travers le monde, victimes d'une certaine exclusion sociale, au Cameroun, ils le sont plus encore. D'une part parce que leur existence est déniée par la politique, d'autre part parce que l'activité homosexuelle est condamnée par le code pénal camerounais, dans l'article 347 bis. Il y est clairement écrit que toute personne qui a des rapports sexuels avec une personne de son sexe est punie d'un emprisonnement de 6 mois à 5 ans et d'une amende de 20 000 à 200 000 FCFA (monnaie de plusieurs pays d'Afrique).
Prenons un second exemple, celui du Sénégal. En avril 2009, 9 hommes ont dus être mis sous la surveillance du gouvernement, car ils risquaient de faire l'être victimes d'agressions homophobes.
Ces neufs hommes étaient emprisonnés sur la base de présomption de leur comportement sexuel. Ils étaient des prisonniers d'opinion, uniquement condamnés en raison de leur comportement sexuel présumé. La cour d'appel de Dakar a décidé de les relâcher alors qu'ils avaient été dans un premier temps condamnés à 8 ans de prison. C'est donc un résultat positif. Cependant, maintenant que la sexualité de ces hommes a été dévoilée aux yeux de tous, ils ne sont malheureusement plus à l'abris d'agressions homophobes. Les médias ont diffusé des déclarations décrivant ces hommes comme des « vicieux » ou des « pervers » propageant le sida. Ces hommes ont décrit aux délégués d'amnesty international comment ils ont été persécutés a la suite de leur arrestation, dans les termes suivants : « Des badaux attroupés nous attendaient, ils ont demandé a la police de nous livrer à eux tandis qu'ils nous jetaient des pierres et nous criaient : Ce sont des pédés, il ne faut pas les mettre en prison, il faut les lyncher, et laissez les dehors, on les tuera nous-même. »
Depuis deux ans, les agressions homophobes, les arrestations arbitraires et l'hostilité a l'égard des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles ou transgenre sont en hausse au Sénégal. L'homophobie de la société est exacerbée par le fait que les relations sexuelles entre adultes du même sexe constituent une infraction dans ce pays.
Le code pénal dispose que « sera puni d'un emprisonnement d'un à 5 ans et d'une amende de 100 000 à 1 500 000 francs, quiconque aura commis un acte impudique ou contre nature avec un individu de son sexe. »
(amnesty international)
Prenons un dernier exemple, celui de l'Afrique du sud. Savez vous que là bas, des gangs Sud-africains violent les lesbiennes en affirmant qu'elles seront ainsi « guéries » de leur orientation sexuelle. Pourtant, l'Afrique du Sud possède l'une des constitutions les plus libérales du monde. Elle est devenue l'un des premiers pays, et le premier pays d'Afrique, à autoriser le mariage homosexuel en 2006. Mais l'homosexualité est toujours mal vue par une majorité de la population, et les unions du même sexe sont souvent décrites comme « non africaines ».
En 2008, Eudy Simelane, faisant partie de l'équipe nationale de football féminin en Afrique du Sud, a été violée et assassinée, pour seule cause, sa sexualité. Elle militait pour les droits des personnes LGBT : Lesbiennes, Gay, Bisexuelles et Transsexuelles. Deux autres militantes lesbiennes, Sizakele Sigasa et Salome Masooa, avaient subit le même sort auparavant. Elles avaient été torturées et assassinées en juillet 2007.
« On est insultées tous les jours, battues quand on marche seules. On nous dit constamment qu'on mérite d'être violées » a déclaré une jeune femme interrogée par ActionAid. « Ils nous crient, si on vous viole, vous vous tiendrez bien, vous achèterez des jupes et vous commencerez à faire de la cuisine, parce qu'on vous aura appris ce que c'est qu'une vrai femme. »
Un groupe d'aide a la communauté homosexuelle a déclaré a l'association qu'il traitait 10 nouveaux cas de « viols collectifs » chaque semaine dans la ville du Cap.
Et le pire dans tout ça, c'est que les auteurs de ces viols ne sont quasiment jamais punis. Sur 31 cas de meurtres contre les lesbiennes dans des attaques homophobes recensés depuis 1998, seuls 2 cas ont donné lieu a un procès et un seul à une condamnation.
Trouvez vous ça normal ?
Pensez vous qu'interdire une sexualité différente est en harmonie avec la Déclaration Universelle des Droits de l'Hommes ?
Ne sommes nous pas sensés naître libres et égaux en droits ?
Ne sommes nous pas sensés avoir le droit de penser, le droit de s'exprimer ?
Avec l'évolution des m½urs, l'homosexualité se banalise peu a peu dans une partie du monde, sans pour autant devenir complètement anodine. Cela fait partie de nombreux débats, que ce soit pour le mariage, l'adoption, ou encore, comme nous allons en débattre dans cette plaidoirie, du suicide. Car, même si dans certains pays, comme nous l'avons dit, l'homosexualité se « banalise », elle est dans d'autres pays, et surtout, en Afrique, punie. Nous prendrons l'exemple de ce continent où la répression est importante pour connaître les causes principales des suicides des homosexuels.
Prenons, pour commencer, l'exemple du Cameroun. Si les homosexuels sont, à travers le monde, victimes d'une certaine exclusion sociale, au Cameroun, ils le sont plus encore. D'une part parce que leur existence est déniée par la politique, d'autre part parce que l'activité homosexuelle est condamnée par le code pénal camerounais, dans l'article 347 bis. Il y est clairement écrit que toute personne qui a des rapports sexuels avec une personne de son sexe est punie d'un emprisonnement de 6 mois à 5 ans et d'une amende de 20 000 à 200 000 FCFA (monnaie de plusieurs pays d'Afrique).
Prenons un second exemple, celui du Sénégal. En avril 2009, 9 hommes ont dus être mis sous la surveillance du gouvernement, car ils risquaient de faire l'être victimes d'agressions homophobes.
Ces neufs hommes étaient emprisonnés sur la base de présomption de leur comportement sexuel. Ils étaient des prisonniers d'opinion, uniquement condamnés en raison de leur comportement sexuel présumé. La cour d'appel de Dakar a décidé de les relâcher alors qu'ils avaient été dans un premier temps condamnés à 8 ans de prison. C'est donc un résultat positif. Cependant, maintenant que la sexualité de ces hommes a été dévoilée aux yeux de tous, ils ne sont malheureusement plus à l'abris d'agressions homophobes. Les médias ont diffusé des déclarations décrivant ces hommes comme des « vicieux » ou des « pervers » propageant le sida. Ces hommes ont décrit aux délégués d'amnesty international comment ils ont été persécutés a la suite de leur arrestation, dans les termes suivants : « Des badaux attroupés nous attendaient, ils ont demandé a la police de nous livrer à eux tandis qu'ils nous jetaient des pierres et nous criaient : Ce sont des pédés, il ne faut pas les mettre en prison, il faut les lyncher, et laissez les dehors, on les tuera nous-même. »
Depuis deux ans, les agressions homophobes, les arrestations arbitraires et l'hostilité a l'égard des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles ou transgenre sont en hausse au Sénégal. L'homophobie de la société est exacerbée par le fait que les relations sexuelles entre adultes du même sexe constituent une infraction dans ce pays.
Le code pénal dispose que « sera puni d'un emprisonnement d'un à 5 ans et d'une amende de 100 000 à 1 500 000 francs, quiconque aura commis un acte impudique ou contre nature avec un individu de son sexe. »
(amnesty international)
Prenons un dernier exemple, celui de l'Afrique du sud. Savez vous que là bas, des gangs Sud-africains violent les lesbiennes en affirmant qu'elles seront ainsi « guéries » de leur orientation sexuelle. Pourtant, l'Afrique du Sud possède l'une des constitutions les plus libérales du monde. Elle est devenue l'un des premiers pays, et le premier pays d'Afrique, à autoriser le mariage homosexuel en 2006. Mais l'homosexualité est toujours mal vue par une majorité de la population, et les unions du même sexe sont souvent décrites comme « non africaines ».
En 2008, Eudy Simelane, faisant partie de l'équipe nationale de football féminin en Afrique du Sud, a été violée et assassinée, pour seule cause, sa sexualité. Elle militait pour les droits des personnes LGBT : Lesbiennes, Gay, Bisexuelles et Transsexuelles. Deux autres militantes lesbiennes, Sizakele Sigasa et Salome Masooa, avaient subit le même sort auparavant. Elles avaient été torturées et assassinées en juillet 2007.
« On est insultées tous les jours, battues quand on marche seules. On nous dit constamment qu'on mérite d'être violées » a déclaré une jeune femme interrogée par ActionAid. « Ils nous crient, si on vous viole, vous vous tiendrez bien, vous achèterez des jupes et vous commencerez à faire de la cuisine, parce qu'on vous aura appris ce que c'est qu'une vrai femme. »
Un groupe d'aide a la communauté homosexuelle a déclaré a l'association qu'il traitait 10 nouveaux cas de « viols collectifs » chaque semaine dans la ville du Cap.
Et le pire dans tout ça, c'est que les auteurs de ces viols ne sont quasiment jamais punis. Sur 31 cas de meurtres contre les lesbiennes dans des attaques homophobes recensés depuis 1998, seuls 2 cas ont donné lieu a un procès et un seul à une condamnation.
Trouvez vous ça normal ?
Pensez vous qu'interdire une sexualité différente est en harmonie avec la Déclaration Universelle des Droits de l'Hommes ?
Ne sommes nous pas sensés naître libres et égaux en droits ?
Ne sommes nous pas sensés avoir le droit de penser, le droit de s'exprimer ?



